Fusil K31 Schmidt Rubin : pourquoi l’avons-nous choisi ?

By 28 septembre 2018Les coulisses
Fusil K31 Schmidt Rubin et crosse de fusil K31 Zero

Dans cet article, nous expliquons pourquoi nous avons fait le choix de proposer une crosse de fusil pour K31 Schmidt Rubin. C’est une des arme de guerre les plus connues à travers le monde. Nous revenons ainsi sur l’histoire et les spécificités du fusil K31 (ou mousqueton suisse 1931). Nous expliquons également la nature et les caractéristiques d’une arme en configuration bullpup !

 

Pourquoi avons-nous choisi le fusil K31 Schmidt Rubin ?

Nous avons choisi de proposer une crosse pour fusil K31 Schmidt Rubin pour différentes raisons :

1. Tout d’abord, c’est une arme que s’adapte remarquablement bien au montage des crosses de fusil de différents types. En effet, elle ne comporte que deux points de vis.
2. Ensuite, le fusil K31 est un très bon compromis ! C’est une arme très précise et fabriquée avec des matériaux de premier choix. Ceci tout en étant vendue à un prix raisonnable (entre 450 et 850€).
3. Enfin, en termes d’usage, le fusil K31 répond presque à toutes les exigences des tireurs et chasseurs !

 

L’histoire du célèbre fusil K31

Le fusil K31 Schmidt Rubin, ou mousqueton suisse 1931, est une arme militaire très connue à travers le monde. Cette ancienne arme de guerre fonctionne selon le principe de fonctionnement de la culasse à mouvement rectiligne. Elle était produite à plus de 700 000 unités dans les années 1930. Les derniers exemplaires de fusil K31 furent fabriqués en 1958 pour les armées, et en 1972 pour les privés.

Aujourd’hui encore, de nombreux tireurs continuent d’utiliser le fusil K31 Schmidt Rubin. Certains l’équipent également pour le tir à longue distance ou TLD !

 

Qu’est-ce qu’une arme en configuration « bullpup »

La Bullpup est une configuration que nous avons choisi dans la fabrication de notre crosse de fusil pour K31. Bullpup est un fusil où l’obturateur, le système d’obturation et le chargeur, sont placés derrière la poignée et la gâchette. Cette configuration compacte et moderne permet d’avoir ainsi une arme plus courte dans la parité de longueur roseau.
En adoptant ce choix, le tireur obtient non seulement un fusil plus court, mais aussi plus léger. Celle-ci permet généralement d’obtenir une arme plus équilibrée. Cela se traduit par une plus grande mobilité dans des environnements confinés ainsi qu’une meilleure maniabilité de l’arme : rapidité et facilité !

 

Contexte historique de l’arme bullpup

Le concepteur de la carabine à verrou Thorneycroft a employé le premier l’architecture bullpup en 1901. Depuis l’apparition d’un modèle de pistolet breveté par le Français Henri Delacre en 1936, un nombre croissant de concepteurs d’armes semi-automatiques l’ont adopté.
Un fusil d’assaut chambrant une munition de 7,62 mm a été développé en 1946 à Toula (Union soviétique). Ce développement fût à titre expérimental et n’est donc pas entré en service. Le Royaume-Uni a été le premier pays ayant développé sur le marché un fusil d’assaut bullpup, l’EM2, pour lequel les études avaient débuté en 1944 mais opta finalement pour le FAL de conception classique en raison de l’adoption de la cartouche standard de l’OTAN. Le FAMAS et le Steyr AUG, apparus sensiblement à la même époque furent les premières armes bullpup à être adoptée avec succès par des armées.

 

Précisions techniques concernant la configuration bullpup

Il est utile de préciser que cette configuration pose un certain nombre de difficultés techniques.  Ces difficultés découlent notamment de la position de la chambre, très proche du visage du tireur, et ainsi du mode d’éjection des étuis. Aussi, une arme bullpup peut être épaulée que d’un seul côté. Elle ne peut donc pas être employée par un droitier comme par un gaucher. Une caractéristique qui constitue un embarras d’ordre pratique.
En guise de conclusion, si certaines armes telles que le SAR-21 ne peuvent être épaulées qu’à droite, la solution la plus courante, que l’on trouve dans le Steyr AUG et le FAMAS, consiste en un mécanisme réversible qui, au prix d’un démontage de l’arme, offre la possibilité de décider du côté d’éjection des étuis. Le FN P90 et le FN F2000 recèlent une solution innovante car ils éjectent les étuis respectivement vers le bas et vers l’avant, ce qui rend à ce titre tout démontage inutile.